Vivre à Jérusalem |
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Au milieu des déchirements que vit la Terre sainte, deux communautés de la famille assomptionniste vivent à Saint-Pierre-en-Gallicante, accueillant beaucoup de pèlerins et assurant une présence chrétienne dans ce haut-lieu marqué par le passage du Christ.
L’aventure de l’Assomption à Jérusalem a déjà derrière elle plus d’un
siècle. Cela signifie beaucoup d’aventures riches en création, menée par des
pionniers
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Des temps difficiles
Saint-Pierre, un haut-lieu chargé d’histoire
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Des religieux à Saint-Pierre
Deux communautés vivent ensemble dans cette grande résidence: cinq assomptionnistes et trois oblates. Chacune vit dans sa maison, mais le partage entre les deux communautés est très poussé: prière commune, tâches domestiques, y compris le service de la cuisine, où chacun prend sa part. Nos activités sont très diverses, certaines centrées sur le lieu saint,d’autres plus étendues. Du côté des religieuses, soeur Laurence, française, est responsable de l’accueil des hôtes et du service de l’intendance: courses, cuisine. Soeur Juliette, du Burundi, s’occupe d’un magasin très bien achalandé, ce qui demande beaucoup d’attention aux commandes et aux produits nouveaux. Soeur Viorica, roumaine, a en charge l’église, avec l’entretien des linges d’autel et des vêtements liturgiques, et l’accueil des pèlerins pour les messes. Du côté des religieux, frère Damian, anglais, entretient, avec l’aide d’un jardinier palestinien très compétent, un jardin, qui offre une variété de fleurs qui fait l’admiration des visiteurs. Le père Daniel, français, a en charge l’intendance et la gestion, ce qui n’est pas peu. De plus, il assure l’aumônerie de la Maison d’Abraham, centre géré par le Secours catholique. Le père André, français, dirige, avec une compétence, acquise par une longue expérience à Bayard Presse, le bulletin diocésain de l’Église de Jérusalem. Le père Gilles, canadien, porte deux casquettes: Il est conseiller religieux auprès du Consul général de France, chargé depuis le XIXe siècle de la protection des communautés chrétiennes sur cette Terre sainte. Dans les loisirs que lui laisse son travail principal, il veille à l’accueil des pèlerins, Le père Alain, français et supérieur de la communauté, met ses compétences de bibliste au service des communautés locales, surtout Jérusalem et Nazareth: cours, sessions, retraites. Chargé par le patriarche de présider l’assemblée des supérieurs religieux, il aide régulièrement, avec deux autres théologiens, l’assemblée des évêques de Terre sainte, dans sa réflexion et la mise en chantier de programmes pastoraux. Enfin, il continue d’écrire articles de journaux et livres.
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Repères
Quelques éléments pour comprendre |
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Chacun prend sa part des activités de Saint-Pierre qui accueille de nombreux groupes dans le magasin confié à soeur Juliette. |
Dans un contexte de crise, Saint-Pierre poursuit sa route, accueillant beaucoup de pèlerins (le chiffre a doublé de 2003 à 2004) et aussi quelques hôtes qui apprécient les quelques chambres dont nous disposons. On parle beaucoup du fameux mur qui sépare Israël des Territoires. De chez nous, on a pu en suivre la progression. Un autre mur, cette fois pacifique, est en chantier chez nous: celui qui sépare la propriété des assomptionnistes de celle des Focolari, avec qui nous venons de signer des accords en présence du Patriarche. Peut-être,si la municipalité surmonte un certain sectarisme contre les chrétiens, y aura-t-il un jour deux communautés chrétiennes sur Saint-Pierre-en-Gallicante. Les Arabes disent « Boukra! », (demain).. c’est-à-dire, un jour peut-être. En juin 2004, nous avons eu la joie d’accueillir le Conseil de congrégation des oblates de l’Assomption. C’étaitune sorte de consécration à la venue des trois soeurs oblates en 2003, dont la présence est bien appréciée. |
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Alain
Marchadour |