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Dans sa dernière lettre consacrée à la Mission
d’Orient : « …En un seul corps », le père Richard Lamoureux, Supérieur
Général, écrivait :
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« …il me semble que le projet de Bucarest,
envisagé par la Province de France depuis plusieurs mois, est le
projet dans lequel il faut investir nos énergies et nos ressources de
façon prioritaire. Ce que je perçois de ce projet me frappe par sa
modestie et son réalisme. Il promet beaucoup et pourrait avoir un
impact important au niveau local mais aussi sur toute la mission
assomptionniste en Orient. Il s’agit d’un projet bien concret, avec
une stratégie précise, mais aussi d’un projet inspiré par une vision
plus large. Il permettrait à l’Assomption d’être présente d’une façon
significative et explicite dans le monde orthodoxe.
Il s’agit en effet de re-fonder une communauté assomptionniste à
Bucarest (rue Christian Tell), dans une maison construite par la
Congrégation en 1936. L’idée serait de créer un centre œcuménique, et
d’y installer la bibliothèque de l’Institut français des Etudes
Byzantines. Quand j’ai entendu parler du projet pour la première fois,
j’ai songé à la communauté œcuménique d’Enzo Bianchi, à Bose (en
Italie), et je me prenais à imaginer à Bucarest une communauté
semblable, mais d’inspiration assomptionniste, avec des membres
catholiques et orthodoxes.
La communauté serait notre première mission, avec un accent marqué sur
la vie fraternelle (la meilleure « stratégie » pour la mission
œcuménique) et sur une vie de prière commune, ouverte aux visiteurs,
belle, inspirée par nos deux traditions chrétiennes. Ainsi, les
confrères, selon leurs formations et charismes pourraient s’impliquer
dans l’étude œcuménique, l’enseignement et la recherche, ainsi que
dans la pastorale et les œuvres sociales avec d’autres chrétiens. ». |
Ces mots du père Général commencent à prendre une
physionomie concrète.
En effet, le premier pas pour réaliser la re-fondation de la communauté de
Bucarest, c’était la restitution de la maison de la rue Christian Tell,
qui fut confisquée pendant le régime communiste. Eh bien, cela, depuis
quelques mois et après des nombreux efforts, est enfin chose faite. Nous
sommes rentrées en possession de notre maison.
Mais quelle est l’histoire de cette maison destinée aujourd’hui à donner
un nouvel élan à la Mission d’Orient ? Nous vous proposons la lecture
d’une lettre parue sur le bulletin « Mission des Augustins de l’Assomption
» de novembre 1936, dans laquelle le p. L. Barral fait le récit de son
achat.
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